Foire aux questions

La RSE est la contribution des entreprises au développement durable.
Le développement durable est une approche macro-économique qui engage les politiques des Etats alors que la RSE se rapporte à l’entreprise à l’échelle micro-économique.

On parle du même concept, c’est uniquement une question de traduction. La « responsabilité sociale des entreprises », c’est à la base la traduction pas très adaptée de l’anglais vers le français du « Corporate social responsability ». La traduction de la phrase a été faite mot à mot et non dans son sens large. C’est l’ISO 26000 qui est venue ajuster et utiliser le mot « sociétal ».

Les normes certifiables souvent volontaires, appelées aussi des soft laws, sont dédiées à des aspects spécifiques de la RSE, tels que ISO 14001 pour l’environnement, OHSAS 18001 pour la santé et sécurité, SA 8000 pour le travail, ISO 9001 pour la qualité. Ce sont des outils qui permettent une maitrise des risques sur les aspects qu’ils traitent et facilitent dans ce sens l’implémentation de la démarche RSE.

La RSE c’est avant tout un investissement à moyen et long terme. Il faut plutôt raisonner par retour sur investissement. Le cout de la « non responsabilité » a montré que ses conséquences et ses impacts coutent beaucoup plus cher pour l’entreprise.

La RSE est une démarche, transversale, multidimensionnelle et holistique. C’est un engagement parallèle sur les différents domaines d’action de la RSE pour l’amélioration de la performance globale de l’entreprise économique, sociale et environnementale. Ce n’est pas parce que l’entreprise réalise des actions pour ses riverains tout en ignorant par exemple le dialogue social et les conditions de travail de ses salariés, qu’elle est pour autant socialement responsable.

Notons que la philanthropie est à l’origine de la RSE et constitue son fondement selon le modèle anglo-saxon. Cependant le concept a connu une évolution et une transition au cours de son développement. La philanthropie est un geste de charité. Occasionnelle elle est assimilée par exemple à une action de sponsoring ou de mécénat.
L’engagement sociétal de l’entreprise est quant à lui est réfléchi et stratégique qui peut intégrer dans sa conception des actions philanthropiques sans se limiter uniquement à celles-ci.

La RSE est en effet une démarche volontaire au-delà des obligations sociales, environnementales, juridiques et réglementaires des entreprises. Elle se nourrit des bonnes pratiques des entreprises engagées.
Cependant, nous constatons que ce volontariat devient progressivement une obligation. Le marché, à travers les entreprises socialement responsables, impose de plus en plus la RSE, ou des critères RSE, dans leurs contrats et leurs appels d’offres. La réglementation comme nous le voyons adopter par certains pays, oblige les entreprises à élaborer un rapport extra-financier annuellement, pour les entreprises d’une certaine taille. Egalement, la pression des parties prenantes de plus en plus croissante « impose » aux entreprises la mise en place d’une démarche RSE pour préserver leur image et leur réputation.

L’identification des parties prenantes est l’essence d’une démarche RSE. A cet effet, les parties prenantes, appelé aussi dans les normes certifiables « parties intéressées » sont une composante indispensable dans la construction de la stratégie RSE de l’entreprise.

Ce n’est pas le cas, certaines demandes de parties prenantes considérées peuvent être parfois en complète contradictions avec d’autres. Toutefois, il est primordial de connaitre ces demandes, de les traiter et plus important de les hiérarchiser. Ainsi, en hiérarchisant ces demandes et en les croisant avec les enjeux de l’entreprise, cette dernière pourra définir avec acuité lesquelles satisfaire en priorité.
Aucun référentiel ou norme ne donne l’injonction de satisfaire les demandes de toutes les parties prenantes, il s’agit pour l’entreprise de les «prendre en compte» : les inventorier, trouver le moyen de connaître les attentes des parties prenantes et leurs évolutions, les informer des décisions de l’entreprise et éventuellement les associer à la prise de décision.

C’est possible et surtout nécessaire de mesurer l’impact des actions d’une politique RSE au sein de l’entreprise, afin de pouvoir la piloter efficacement et la valoriser.
Il est tout d’abord primordial de définir et fixer des objectifs quantitatifs à travers des indicateurs chiffrés, et ce pour toutes les actions relevant de la politique de la responsabilité sociétale.
L’évaluation de ces actions se fait alors sous les optiques quantitatives, à partir d’indicateurs préalablement fixés, mais aussi qualitatives, en terme de compétitivité et d’impact sur les parties prenantes.
L’efficacité de l’implémentation d’une démarche RSE au sein de l’entreprise peut aussi être mesurée à travers une batterie d’indicateurs économiques, sociaux et environnementaux.