Casablanca, le 10 juillet 2019 - Le Réseau Global Compact Maroc réunit ses membres et ses partenaires autour de la lutte contre la corruption dans les entreprises


Casablanca, le 10 juillet 2019 – Le Réseau Global Compact Maroc a organisé au siège de Lydec un atelier sur « la lutte contre la corruption en entreprise » en partenariat avec les Commissions « Entreprise Responsable et Citoyenne » et « Ethique et Bonne Gouvernance » de la CGEM, l’Instance Nationale de la Probité, de la Prévention et de la Lutte contre la Corruption, et Acte International.

 

L’objectif de cet atelier est de regrouper les entreprises et leurs parties prenantes pour discuter, débattre, échanger leurs bonnes pratiques et autour nouveaux outils pour renforcer leur impact sur la lutte contre la corruption et contribuer à maintenir un climat d’affaire qui leur favorise la compétitivité et la pérennité à l’échelle nationale, régionale et internationale.

 

M. Jean Pascal Darriet, Directeur Général de Lydec, a réaffirmé aux présents que la lutte contre la corruption est un engagement pris par l’ensemble de la chaine hiérarchique de l’entreprise. A Lydec, défendre l’intégrité, l’honnêteté et la transparence constitue le leitmotiv de toutes les relations de l’entreprise avec ses parties prenantes au quotidien. A travers son système de management anticorruption, Lydec a instauré un dispositif de prévention des risques de corruption et une politique zéro tolérance de toutes pratique de corruption quelle que soit sa taille et son impact. Il est à noter que Lydec est la première entreprise ayant décroché la certification ISO 37001 au Maroc.

 

Mme Saadia Slaoui Bennani, Présidente du Conseil d’Administration du Réseau Global Compact Maroc et Présidente de la « Commission Entreprise Responsable et Citoyenne » de la CGEM, a souligné que la mise en place de règles internes de bonne conduites inspirés par des référentiels comme la Charte RSE de la CGEM ou les 10 Principes du Global Compact joue un rôle essentiel dans l’amélioration du comportement éthique des entreprises. Cependant, pour Mme Slaoui Bennani, la collaboration entre les différentes parties prenantes reste le moyen le plus fiable pour faire face à la corruption et a présenté à l’audience des exemples concrets d’Actions Collectives en Afrique qui ont contribué à limiter les risques de corruption et à instaurer une culture d’éthique. Par ailleurs, Mme Slaoui Bennani a aussi souligné que la mise en place institutions efficaces, responsables, transparentes et inclusives dans le cadre de l’Objectif de Développement Durable 16 est une priorité dans l’optique de la réalisation des objectifs de l’agenda 2030 des Nations Unies.

 

Pour M. Yassir Chokairi, Directeur du Pôle Partenariat et Développement à l’Instance Nationale de la Probité, de la Prévention et de la Lutte contre la Corruption, le secteur privé est un allié incontournable dans la lutte contre la corruption qui selon lui doit suivre un processus d’amélioration continue qui prend en compte le développement des marchés et les avancements technologiques. M. Chokairi a aussi souligné l’importance de mettre en place des mécanismes juridiques qui rendent les entreprises responsables de leurs actes de corruption devant la justice et qui assurent la protection légale et économique des dénonciateurs.

 

Lors de son intervention, M. Abdessamad Saddouq, membre de la Commission « Ethique et Bonne Gouvernance » de la CGEM a affirmé que la lutte contre la corruption reste au cœur de la mission de ladite Commission et a évoqué le rôle enrichissant que joue la société civile en concert avec les institutions gouvernementales et le secteur privé face à ce fléau à travers un effet d’émulation et des actions coordonnées et communes. M. Saddouq a également souligné que l’engagement collectif tel qu’il est porté par la CGEM se doit d’être accompagné de l’engagement individuel des entreprises.

 

La Directrice Générale d’Acte International, Mme. Anne Le Rolland, a ensuite partagé avec les participants des outils pratiques de prévention de corruption et a mis le point sur les complexités et les enjeux que les entreprises rencontrent au moment de la mise œuvre des dispositifs de lutte contre la corruption. Enfin, Mme Saadia Zouhair, Directrice du Département Déontologique de Lydec, a partagé les bonnes pratiques de son entreprise sur la thématique avec l’ensemble des participants.