Paris, le 9 octobre 2018 – Mme Saadia Slaoui Bennani, Présidente de la Commission « Entreprise Responsable & Citoyenne » participe au débat sur la RSE et Nouvel objet social de l’entreprise


Paris, le 9 octobre 2018 au siège de l’ambassade du Maroc – Mme Saadia Slaoui Bennani, Présidente de la Commission « Entreprise Responsable & Citoyenne » de la CGEM, a été invitée par Monsieur l’Ambassadeur du Maroc en France à intervenir à la Conférence-débat sur le thème « Responsabilité Sociale de l’Entreprise et Nouvel objet social de l’entreprise ». Cette renconte a été organisée à l’initiative de ladite ambassade avec la participation du Cercle des Economistes.

 

Cette conférence-débat a été animée outre Mme Slaoui Bennani, par M. Jean Hervé Lorenzi, le Président du Cercle des Economistes, Mme Nicole Notat, Rapporteur de la Commission sur l’Entreprise, objet d’intérêt collectif et Présidente de Vigeo-Eiris, M. Armand Hatchuel, Membre du CESE du Maroc, professeur à Mines Paris Tech et co-Auteur de l’ouvrage « La société objet social étendu ». Elle a été Modéré par M. Christian de Boissieur, Vice-Président du Cercle des Economistes.

 

Cette rencontre fait suite au débat lancé en France en 2018 sur la question du rôle de l’entreprise et ouvert dans le cadre de la Loi Pacte « Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises ». En effet, le rapport intitulé « L’entreprise, objet d’intérêt collectif » présenté au Gouvernement par Mme Notat et du Président de Michelin, Jean-Dominique Senard, en Mai dernier, préconise que l’entreprise n’est pas au service de ses seuls actionnaires mais porte une responsabilité plus large. Elle occupe désormais une place essentielle dans la société, elle a une dimension environnementale, elle a une dimension sociale, et elle ne se résume pas à la réalisation de profits.

 

C’est dans ce sens que le rapport suggère de modifier l’article 1833 et l’article 1835 du Code civil pour y introduire la notion de "raison d'être" de l'entreprise ainsi que la prise en compte des impacts sociétaux et environnementaux de ses activités.

 

Ainsi lors de cet événement un large échange a porté sur la question d’une nouvelle conception de l’entreprise, de son statut dans la société et de son rôle dans le développement de l’intérêt général.  Ce débat a fait objet d’un regard croisé entre une vision quasi philosophique sur le sujet et sur la réalité du terrain et l’existant.

 

Mme Slaoui Bennani, a pour sa part partagé l’engagement de la Confédération sur la question de la RSE pour la promotion de pratiques responsables et citoyennes mobilisant les entreprises marocaines autour de la création de richesse et de valeur partagée avec la société, citant des exemples précis. L’entreprise change, a-t-elle précisé, et elle a assurément un rôle à jouer envers la société qu’elle peut induire de différentes manières, soulignant que de plus en plus d’entreprises cherchent à définir leurs impacts sociaux et environnementaux et que l’entreprise est considérée « partie prenante » de l’intérêt collectif.